04.04.2008

Page d'accueil

Bonjour,

sur ce blog (en construction) , vous trouverez les informations concernant les réalisations antérieures à 2007;  

le blog  http://artno.hautetfort.com/devenant celui de mon actualité et des réalisations récentes..

Ici vous y croiserez :

Bruno Pauvarel,

Christophe Mazeaud,

Hervé Derrien,

Jean Pierre Fragnaud,

Denis Lefdup,

Dominique Pinon,

Nanou Garcia,

Souad Amidou,

Bernard Campan,

Rémi Laurent,

Anita Picchiarini,

Didier Taudière,

Jean Pierre Boistel,

Anne Gaëlle Bisquay,

François Béchu,

Claudine Orvain,

Stéphane Tournu-Romain,

Pascale Valenta,

Marie Gaultier,

Natalie Gallard,

Raymond Domenech,

Martin Moulin

et bien d'autres avec qui j'ai eu le plaisir de travailler et de partager de belles aventures artistiques et humaines.

02.04.2008

LUNE-DEFERLANTE & ADEN-EDEN

 

 Lune-déferlante (trio à cordes)

18h30

Musée d'Evreux (27)

avec

Constantin BOBESCO  violon

Jean-Baptiste BRUNIER alto

Hervé DERRIEN violoncelle

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J’aime souvent puiser l’inspiration initiale d’une composition dans un texte, une peinture puis prendre mes distances, y revenir pour mieux retourner donner libre cours à mon propre imaginaire.

Pour ce trio à cordes, le point de départ fut la nuit étoilée à St Rémy de Vincent van Gogh, pour ses contrastes et le mouvement fortement musical de son ciel. Je n’ai pas cherché à en donner une quelconque transcription musicale. Mais j’ai plongé dans cette mer céleste comme un marin ivre qui ne saurait pas nager, attiré par la volupté de la confrontation, douce ou violente, de l’infiniment petit que nous sommes, à l’infiniment grand qui nous entoure.

C’est ce sentiment qui je crois plus que tout autre, m’a animé durant l’écriture de « Lune-déferlante »..

Arnaud Coutancier

 

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Dans le cadre  de "La Nuit des Musées", Claudine Orvain (danse) et Arnaud Coutancier (musique) se sont produits au 1er étage autour d'airs des 17ème & 18ème siècles avec le concours de Yolande d'Olier (violoncelle) ainsi que de Quentin Coutancier (percussions) & Léa Béchu (danse).

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Claudine Orvain & A.C

 

 

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Yolande d'Olier & A.C 

 

Au 2éme étage, ils ont proposé (en alternance) aux visiteurs du musée, une musichorégraphie puisant son inspiration dans la poésie et de la peinture de Brion Gysin dont le musée d'Evreux possède deux oeuvres.

 

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Arnaud Coutancier & Claudine Orvain avec Quentin Coutancier (percussions)  et Léa Béchu (danse)

 

Oeuvres de Brion Gysin acquises par le Musée d'Evreux en 1987 à la Galerie de France.

 

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Sans titre,  1960 

55 x 43,52 cm, papier, encre rouge, encre brune

 

             

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Permutations,  1960

70 x 56 cm  papier vélin, 16 feuilles juxtaposées avec calligraphie au pinceau et à l'encre.

 

 

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Quentin & Arnaud Coutancier devant une peinture de Brion Gysin (et masquant une encre d'Henri Michaux)

 

 

 

 

ADEN-EDEN (via Marseille)

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ADEN-EDEN (via Marseille)
de Arnaud Coutancier

création
samedi 18  mars 2006 à 20heures

dimanche 19 mars 2006 à 16 heures

Auditorium d'Alençon


en collaboration avec Martin Moulin (ENM d’Alençon) & Lionel Le Fournis .


Percussions & théâtre musical

ADEN-EDEN
via Marseille

pour orchestre de percussions, voix & samples,
inspiré du poème de Patti Smith : « Rimbaud dead


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Maxime Raji     Basile Terrier     Pascal Laillet     Lucas Rossolini     Raphaël Régniez
Martin Moulin     Loïc Faure     Pierre Reniaume     Jean Moreau     Hugues Gesbert  Valentin Lelièvre    Clovis Lesot      Victor Delage      Lionel Le Fournis     Corentin Mouchel-Vallon      Natalie Gallard    Florent Dupont      Quentin Coutancier

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Merci à

PATTI SMITH

aux éditions TRISTRAM

et à MARTIN MOULIN

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photo by Angelo Cricchi


rimbaud dead

he is thirty-seven. they cut off his leg. the syphilis oozes. a cream virus. a mysterious missile up the ass of an m-5. the victim suffers soul-o-caust. his face idiotic and his marvelous tongue useless, distended.

rimbaud. no more the daring young horseman of high abyssinian plateau. such ardor is petrified forever.

his lightweight wooden limb leans against the wall like a soldier leisurely awaiting orders. the master, now amputee, just lies and lies. gulping poppy tea through a straw - an opium syphon. once, full of wonder, he rose in hot pursuit of some apparition - some visage. perhaps harrar a heavy sea or dear djami abandoned in the scorched arena-aden. rimbaud rose and fell with a thud. his long body naked on the carpet. condemned to lie there at the mercy of two women stinking of piety. rimbaud. he who so worshiped control now whines and shits like a colic baby.
now appointed now basket case wallowing in rice waste. now muscular tongue now dumb never to be drunk again. save tea time when he pulls the liquid in. gasping it deludes the bloodstream. conscience abandons him. he's illuminating kneeling climbing mountains racing. now voyager now voyeur. he notes it all. very ernest surreal oar. his artificial limb lifts and presses space. limb in a vacuum.

does rimbaud beckon ?
no he's gazing

in the wall is a hole. duchamp thumbprint pin light fraction. an iris opening. gradually we see the whole thing. everything opens unfolds like a breugal. it's a holiday…

it's a wedding feast. . .

they're roasting pigs and apples apron. it's sunday it's manet it's picnic in the grass. it's a seurat time it's light time it's the right time for romancing for canoeing and for dancing.

and rimbaud's limb, being so caught up, goes be-bopping out the door into the forest through the trees - raga rag in the grass overturning picnic baskets whizzing past churchyard gates right in step it genuflects then aims and leaps over the scene over the rainbow out of the canvas into space pure space - as remote and colorless as dear arthur's face. a face made incorporeal full of grace. sunken eyes - those cobalt treasures closed forever.

clenched fist relaxed wrist
his pipe turned in. . .

out in the garden the children are gathering.
it's not a whim. they are accurate immaculate,
as cruel as him.
they sing :
legs can't flail
cock can't ball
teeth can't bare
baby can't crawl
rimbaud rimbaud facing the wall
cold as hail dead as a doornail

sudden tears !

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01.04.2008

NOUS LES FILLES & ERNESTINE ECRIT PARTOUT

 J'ai travaillé avec plusieurs compagnies angevines dont

la Cie Piment, Langue d'oiseau et la Cie Mêtis

depuis 1999.

En voici deux réalisations toujours à l'affiche.

 

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un spectacle conçu par

Anne Colin & Marie Gaultier
avec la complicité de

Natalie Gallard & Arnaud Coutancier




A l'origine était le verbe,
donc les filles.
Deux d'entre elles décident de se regarder dans un miroir et de parler de ce qu'elles voyaient.... Sans parler. Ou presque.
Pas une mince affaire !
Comme leur nombril était trop petit, elles sont allées écouter, avec leur petit mange-minidisc, toutes sortes de filles.
Une manière de s'approprier leur corps, d'exulter, de comprendre le monde qui les entoure et d'avoir la volonté de participer à sa métamorphose, de voyager, de partager.
Et comme les filles, ça migre souvent en bande, le groupe Piment a appelé à la rescousse des copines qui travaillent aussi sur les filles avec d'autres supports.

A propos du spectacle:
out n'est pas rose ! Et pourtant c'est une plongée dans ce camaïeu que nous propose Nous, les filles : il faut dire que le rose est la couleur par excellence des filles, qu'elles aient 5 ou 75 ans, alerte rose bonbon ou alangui canapé vieux rose. Le rose est leur couleur, il les suivra fidèle et menteur à la fois jusqu'à la vieillesse, de la layette à la robe de chambre pastel. Le rose est là pour dire que les filles n'ont pas d'âge.
Mais le rose vire souvent au rouge sang, et la violence est au rendez-vous de ces histoires de femmes jouées, comme dans l'Histoire des femmes réelles. Pas d'eau de rose. Plutôt paroles vives et aussi grimaces, gesticulations, bruits de corps qui grincent. Jeanne rit, Jeanne pleure. Regards coulés, têtes penchées, hésitations à dire la violence : "Affreux. terrible. Pas vraiment terrible." dit l'une d'entre elle, au sujet de la "première fois". Objets fétiches en rose, fanfreluches nécessaires à tous les âges pour faire passer la noirceur inconsciente des desseins que l'autre lui réserve au quotidien. Qui est l'autre ? Bien sûr, lui le gars, dans le hors-champ de la pièce. Mais aussi, et d'abord et surtout, la mère, l'amie, l'enfant-fille : cette autre même, cette semblable dont l'amour mimétique cache trop bien la rivalité serrée qui se joue dans la salle de bain, la chambre, la cuisine ; ces espaces qu'on dit intimes sont des lieux de batailles des femmes entre elles. Cette autre m'aime ?

Valérie Brunetière, linguiste et sémiologue,
maîtresse de conférences à l'Université Paris 5

Nous, les filles est un spectacle du collectif de création Piment, langue d'oiseau.
pour plus de renseignements : http://pimentlangued-oiseau.hautetfort.com/

 

 


podcast

Le cordon (extrait)  


podcast

Rimbaud (extrait) 

podcast

Les images (extrait)

 

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un spectacle de la Compagnie Mêtis (Angers)
avec Estelle Baussier, Marie Gaultier, Nicolas Bertoux & Fabien Donneau.
Mises en scène : Marie Gaultier
Création lumière : Mélanie Bouvret
Scénographie : Charles-Edouard Mésonabe
Construction décor : Fabien Robineau
Création sonore & musicale : Arnaud Coutancier

 

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Ernestine écrit partout est publié aux Editions du Ginko.

podcast

La musique de Polac (extrait)


podcast

play-back de la chanson " Métropolitain" (extrait) 

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Avant disparaître dans des conditions encore mal élucidées, Ernestine Chasseboeuf (1910-2005 ?) avait adressé à son éditeur les brouillons de ses ultimes "Lettres de rouspétance".

En voici une, datée du 2 décembre 2004.

 

à Jonathan, Maud et Benjamin

Chers vous trois,

C'est bien gentil de m'avoir écrit de chez vos grands-parents. Moi je n'en ai plus comme vous devez le penser vu mon âge et je regrette beaucoup ma grand-mère, celle qui m'a appris à faire les gâteaux secs et la confiture de pissenlit.Enfin bon, la mort c'est la vie, faut bien en passer par là, ça fait de l'humus pour les générations futures et du carbone à recycler si on se fait incinérer. C'est un cycle, donc il faut bien que ça tourne. Je ne suis pas trop gaie en ce moment, pourtant j'ai vu le spectacle de mes lettres et ça m'a fait bien rire, surtout les chansons.Pour répondre à votre question, il parait qu'on a déjà parlé de moi à la télé régionale et à la télé 10 mais comme le bouton de ma voisine ne va que jusqu'à 6, alors j'ai rien vu. On a essayé en tapant sur 6 et puis sur 4 mais la 4 est brouillée alors impossible. Ici, de toute façon on est dans un trou : même les téléphones de jeunes ça passe pas. J'espère que si vous en avez, vous ne les mettez pas trop près de l'oreille et bien rangés dans les poches de derrière. Si on les met dans la poche de devant du pantalon ça rend stérile, et on dit ausii que c'est cancérigène pour les oreilles, méfiez-vous de ces appareils et j'espère que cette lettre vous trouvera de même.

Ernestine Chasseboeuf

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Ernestine écrit partout  volume 3    

extrait de Nuit blanche, numéro 102, avril 2006

   Ce troisième volume des « lettres de rouspétance » est présenté par l'éditeur comme « l'expression des dernières volontés » de la vieille dame.  (…)

   Le journal L'Anjou Troglo de septembre 2005, évoquant la disparition d'Ernestine Chassebœuf qui recevait beaucoup de courrier, rapportait ces propos du facteur : « C'est une tragédie pour la littérature mais un soulagement pour mon épaule ». (…)

   Ernestine, c'est loin d'être fini. L'adaptation théâtrale de ses lettres par la compagnie Mêtis fait partout salle comble et l'on n'est pas près de se lasser de les relire. Elle est définitivement entrée dans le monde des « Lettres ». NB   le texte intégral :

http://www.nuitblanche.com/Affiche.aspx?page=4&id=124...